Désacraliser l’écriture

Il y a des jours où les mots fusent, se révèlent et s’imposent sans qu’un effort particulier me soit requis et d’autres, plus nombreux, où les filous se cachent et me tiennent à l’écart pour disparaitre parfois dans des abysses qu’il est toujours délicat d’éclairer. Durant ces jours où le stylo reste en suspend malgré l’envie, le besoin ou la nécessité d’écrire, je remets en question ces mots qui me font défaut. Se met alors en place un processus de création, lent et consciencieux pour révéler et démystifier l’écriture.

 Le petit pratique de l’anti page-blanche.

( en 4 étapes)

1. Goûter les espaces & savoir tirer profit du vide. 

Apprécier ce qui n’est pas encore. Faire « comme si ». Comme si le début du chapitre était déjà écrit et se lancer dans la rédaction d’un dialogue, inopinément. Changer de point de départ. Désarticuler l’existant.

 

2.  Imiter pour s’inspirer. 

Feuilleter, lire et collecter des ouvrages, des articles, des lignes. S’abreuver des mots d’un autre pour retrouver ou redécouvrir les siens. Puis prendre de la hauteur et se trouver peut-être là où l’on ne s’attendait pas -plus-.

 

 3. Laisser du temps au temps. 

Apprivoiser le cadran.  Appréhender le temps. Apprendre à laisser la place à la spontanéité. 

 

4. Réinventer le support pour déconstruire la forme.

 Délaisser son petit carnet d’écriture au profit d’une page de traitement de texte. Se contenter d’une note, d’un ticket de caisse, d’un mémo dans son téléphone. Glisser des mots partout, partout et envelopper le quotidien jusqu’à ce qu’ils -les mots- me, vous collent à la peau. 

 L’écriture est un duel qui se joue à l’intérieur de soi. Il n’appartient qu’à vous de décider, qui de l’égo ou de le la confiance en soi, prendra le pas sur l’autre et gagnera la jouxte. 

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